Dans la Forêt de Bofflens, un sapin Président abattu pour des raisons sanitaires a trouvé une seconde vie. Ce bois, fragilisé par le stress hydrique, est devenu la matière d’un Bestiaire monumental, une sculpture à la tronçonneuse célébrant la faune locale. Composé d’un hibou grand-duc, d’une vipère, d’une chauve-souris, d’un renard et d’un blaireau, le bestiaire évoque la diversité des animaux qui peuplent les sous-bois et les plaines environnantes.
La pièce a été façonnée à la tronçonneuse, puis détaillée avec des petites machines et des gouges de sculpture. Chaque animal a reçu une attention particulière : texture du pelage, courbe des ailes, attitude du regard. La finition est brossée et lasurée, rehaussée de lazures colorées et de peintures acryliques pour souligner les contrastes du bois et donner profondeur et mouvement à l’ensemble.
Au-delà de la prouesse technique, cette sculpture témoigne du dialogue entre l’homme, le bois et les animaux. Le Bestiaire monumental rappelle que la forêt n’est pas un simple décor, mais un écosystème vivant où chaque espèce joue sa partition. L’œuvre transforme la fin d’un arbre en renaissance artistique, un hymne à la nature et à la durabilité.